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Balayée par la poussière qu’emmène le vent, et bercée par des mélodies d’une tradition qui se raconte sur des notes de Dombra (guitare), Ölgii, ville oubliée et devenue mongole, abrite toujours une culture kazakh au milieu de l’Altaï.


La famille Kugyershin, pratique de génération en génération ce chant traditionnel. Des chants qui parlent de famille et d’amour, des chants qui s’apprennent de père en fils et de père en fille et qui vont de paire avec la pratique du Dombra. Bukenbai le seul fils, joue aussi de cette guitare à deux fils et le père et le fils, sains d'esprit, avec les deux soeurs parcourent les hôtels afin de répandre leurs belles paroles comme des évangélistes venus de l’autre côté de la frontière. 


Docteur durant la journée à l’hôpital d’Ölgii, le père prodigue des spécifiques qui guérissent bien des maux, mais le soir venu, chante dans les airs, des mots, doux à l’oreille, comme une médecine qu’on écoute et qui soigne l’âme et le coeur des passants fortunés.


Le temps d’une chanson en famille, on partage une prestation musicale qui sonne comme une interprétation de vie, un passage de notes, crochées, sur la poussière qu’emmène le vent des montagnes de l’Altaï sur la ville d’Ölgii.